Souris et souricette, bisous doudou, coloriage et fable, L'auteur et les souris, de quoi passer un bon petit moment de détente et loisir créatif.
Un auteur se plaignait que ses meilleurs écrits
étaient rongés par les souris.
Il avait beau changer d'armoire,
Avoir tous les pièges à rats,
Et de bons chats ;
Rien n'y faisait : prose, vers, drame, histoire,
Tout était entamé ; les maudites souris
Ne respectaient pas plus un héros et sa gloire,
Ou le récit d'une victoire,
Qu'un petit bouquet à Chloris.
Notre homme au désespoir, et, l'on peut bien m'en croire,
Pour y mettre un auteur peu de chose suffit,
Jette un peu d'arsenic au fond de l'écritoire ;
Puis, dans sa colère, il écrit.
Comme il le prévoyait, les souris grignotèrent,
Et crevèrent.
C'est bien fait, direz-vous ; cet auteur eut raison.
Je suis loin de le croire : il n'est point de volume
Qu'on n'ait mordu, mauvais ou bon ;
Et l'on déshonore sa plume
En la trempant dans du poison.
Jean-Pierre Claris de FLORIAN (1755-1794)
La discorde a toujours régné dans l'univers;
Notre monde en fournit mille exemples divers:
Chez nous cette déesse a plus d'un tributaire.
Commençons par les éléments
Vous serez étonnés de voir qu'à tous moments
Ils seront appointés contraire.
Outre ces quatre potentats,
Combien d'êtres de tous états
Se font une guerre éternelle!
Autrefois un logis plein de chiens et de chats,
Par cent arrêts rendus en forme solennelle,
Vit terminer tous leurs débats.
Le maître ayant réglé leurs emplois, leurs repas,
Et menacé du fouet quiconque aurait querelle,
Ces animaux vivaient entre eux comme cousins.
Cette union si douce, et presque fraternelle,
Édifiait tous les voisins.
Enfin elle cessa. Quelque plat de potage,
Quelque os, par préférence, à quelqu'un d'eux donné,
Fit que l'autre parti s'en vint tout forcené
Représenter un tel outrage.
J'ai vu des chroniqueurs attribuer le cas
Aux passe-droits qu'avait une chienne en gésine.
Quoi qu'il en soit, cet altercas
Mit en combustion la salle et la cuisine:
Chacun se déclara pour son chat, pour son chien.
On fit un règlement dont les chats se plaignirent,
Et tout le quartier étourdirent.
Leur avocat disait qu'il fallait bel et bien
Recourir aux arrêts. En vain ils les cherchèrent.
Dans un coin où d'abord leurs agents les cachèrent,
Les souris enfin les mangèrent.
Autre procès nouveau. Le peuple souriquois
En pâtit: maint vieux chat, fin, subtil, et narquois,
Et d'ailleurs en voulant à toute cette race,
Les guetta, les prit, fit main basse.
Le maître du logis ne s'en trouva que mieux.
J'en reviens à mon dire. On ne voit sous les cieux
Nul animal, nul être, aucune créature,
Qui n'ait son opposé : c'est la loi de nature.
D'en chercher la raison, ce sont soins superflus.
Dieu fit bien ce qu'il fit, et je n'en sais pas plus.
Ce que je sais, c'est qu'aux grosses paroles
On en vient sur un rien, plus des trois quarts du temps.
Humains, il vous faudrait encore à soixante ans
Renvoyer chez les barbacoles.
Fable de La Fontaine
La correction redactionnelle, comme l'illustration de manuscrit est de mes compétences, un plaisir réel que je prends à m'approprier une histoire, ses personnages afin d'en être l'illustrateur… respectueuse de l'envie de l'auteur, je me fonds à ses attentes, pour que les personnages et scènes créés rejoignent l'histoire qui est inscrite dans sa tête et son cœur.
Je suis avant tout une créative, graphiste, styliste. Le développement internet augure la création de site et le référencement… Sur mon studio de création, vous me découvrirez en tant que designer… Artiste, j'expose mes passions : l'art en général, la photo et l'univers enfant, avec l'illustration enfant. J'adore écrire, et défends aussi les auteurs contemporains.