Ces extraits sont tirés de mon second roman (intégralement édité en ligne) . L'héroïne, une artiste - graphiste, y découvre les difficultés à s'immiscer dans le monde artistique et surtout à vivre de son art. Finalement, les portes se poussent dans d'autres directions et patty en empreinte le chemin… Cela la fait évoluer certainement, pour en plus lui donner les moyens de revenir finalement à ses première passions…
"Ses cours se passèrent en longueur. En ce moment, ils préparaient une bande dessinée de leur cru. C’était pour un concours, la directrice avait inscrit tous ses élèves. Ils pouvaient travailler en équipe ou pas. Patty avait naturellement préféré être seule. Ils devaient pondre un seize pages, couleur. Elle avait choisi de s’échapper aux temps des cavernes. Son héroïne était une fille de chef, bannie par le sorcier à la mort de son père. Celle-ci avait alors grandi au cœur tantôt de la jungle, tantôt des savanes, rencontrant parfois d’autres tribus, mais ne se fixant jamais. Un Rahan au féminin, en quelques sortes. Pour ne pas être accusée de simple plagiat, plutôt que d’en faire un inventeur de génie, Patty lui avait donné moult de pouvoirs occultes. Qu’elle découvrait d’ailleurs en même temps que le faisait son personnage. A force, cette guerrière avait compris le langage des étoiles, devinait celui des animaux, connaissait celui des plantes.
Elle étudiait consciencieusement leurs propriétés et savait en user brillamment. Après une flopées d’aventures, elle retomberait presque par hasard sur le territoire de son village natal. Patty cherchait un truc, un événement qui mettrait cette femme en conflit avec celui qui l’avait exilée. Elle défierait sans vergogne ce sorcier et prouverait avoir plus de connaissance, de potentiel que lui. Enfin, les villageois chasseraient cet intrus mis à nu et la miss serait élue comme le nouveau sorcier. Peut-être que le chef voudrait l’épouser, mais elle refuserait et poserait une condition du genre, “J’épouserai le guerrier qui vaincra les démons des trois collines et qui me rapportera leurs têtes.” Cette fin suggérait une suite, et Patty trouvait bien d’allécher son lecteur… Peut-être que le correcteur apprécierait également et la noterait bien, pour qu’elle remporte le concours et qu’il connaisse la suite de cette B.D. Tout ceci c’était du rêve, mais ça la motivait pour faire de son mieux. Le premier prix était une embauche dans cette maison d’édition et, comme tous les autres, elle la voulait. En attendant elle illustrait cet épisode avec beaucoup d’attention, imaginant déjà les suivants et même la collection totale. Celle qui s’arracherait à prix d’or quand elle serait morte. Idiote. Enfin, il est vrai qu’elle avait un sacré coup de crayon et que ces pin-up, ces mâles musclés à souhait, ces fauves et ces décors avaient une touche bien particulière. Patty peaufinait chaque détail, se plongeant dans l’étude de maintes légendes, afin d’apporter une authentique pointe de mysticisme à son récit. Elle s’était également constitué un vrai herbier, décrivant les caractéristiques de chaque échantillon qu’elle y avait soigneusement placé, dans une petite pochette plastifiée. Pour compléter cet almanach improvisé, elle faisait un tas de marchés, pas mal d’herboristeries, questionnait sans ambages les apothicaires, jusqu’à réunir le plus d’infos possible. A vrai dire, elle-même était bien intéressée et commençait à pratiquer. Quelques infusions, inhalations, baumes ou onguents lui étaient déjà familiers.
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Cependant, il est vrai que la modiste ne ressentait plus cette passion qui l’avait animée au départ, elle fatiguait un peu. Elle n’avait pas d’enfant, donc personne à qui léguer son savoir… Cela tassait d’autant ses ardeurs… Faire plaisir à sa nièce était une autre histoire, et puis si ça faisait le bonheur de la deuxième gamine… Allons-y…Cette Patty avait l’air honnête, elle pourrait effectivement tenir la boutique de temps à autre. D’une pierre, deux coups, pas mal… Elle testerait donc à chaud cette fille. Si Eloïse la lui avançait, c’était qu’elle avait de bonnes raisons de penser qu’elle en valait la peine. La modiste savait qu’elle se trompait rarement. Toutefois, elle voulait vérifier à quel point l’autre désirait travailler. Elle ne fut pas déçue. A en croire ces grands yeux qui brillaient, elle lui aurait demandé de commencer tout de suite, la gamine l’aurait fait.
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Comme tout roulait comme sur des roulettes, la modiste profitait maintenant de leurs heures creuses pour former sa protégée (car c’était bien ainsi qu’elle considérait Patty) au vrai métier qu’était celui des chapeaux. Elle lui montrait alors les secrets d’une forme bien faite, elle lui faisait apprendre les noms, reconnaître les moules, retenir les temps de chauffe, savoir choisir le bon feutre, ou un autre matériau, ainsi que le fioritures qui l’agrémenteraient… Elle s’en donnait à cœur joie… Elle avait enfin trouvé quelqu’un à qui transmettre sa passion… Davantage encore, cela rallumait cette petite flammèche, celle qui l’avait poussée à réussir… Elle était heureuse, l’exaltation tarie refaisait surface. En outre, sa disciple avait franchement l’air d’aimer ça. Elle en était même parfois arrivée à rouspéter contre Jade qu’elle trouvait trop généreuse. Elle lui payait chaque minute supplémentaire… Par contre, elle ne pensait jamais à déduire le temps passé à l’apprentissage… La balance ne se faisait pas… Pas au goût de Patty. -Si vous deviez gérer une manufacture, à être aussi bonne, vous déposeriez le bilan avant d’avoir vendu le premier chapeau. -Ne dis pas de bêtise. La formation que je te donne, c’est aussi pour moi. Bientôt, je n’aurai qu’à viser… tu feras tout le travail. Hé, pas folle la guêpe!
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Cela dit un autre événement plus sympathique encore était venu améliorer son quotidien. Souvenez-vous de son héroïne et de sa bande dessinée… depuis le temps, elle avait rangé ses planches. Et bien elle avait eu tort de ne plus y croire. L’éditeur était retombé par hasard sur les archives de ce concours et le coup de crayon de Patty lui avait carrément plu. Il avait réussi à le retrouver par le biais de son école et lui avait ni plus ni moins fait une proposition d’embauche. N’étant plus vraiment demandeuse, ni vraiment disposée le jour de l’appel, Patty avait inconsciemment mit le feu au poudre. La surenchère était montée sans qu’elle n’ait besoin d’en faire plus. Décidément ça devenait une habitude. Elle avait finalement signé un contrat, mais restait indépendante, elle travaillait chez elle, enfin chez Eloïse. Que rêver de plus, concevoir et réaliser des chapeaux de temps en temps, et s’adonner à la BD, sinon. Elle avait installé sa planche à dessin dans le salon, près de la porte-fenêtre, à la demande de son amie. En gros, presque tout roulait… C’était vrai qu’elle bossait beaucoup. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas dessiné. Heureusement, c’était comme le vélo, ça revenait vite. A quelques détails près, pas des moindres, son scénario était retenu… Il lui fallait seulement tout retransposer au 21 siècle. Son héroïne passait de sorcière préhistorique, guerrière et solitaire à reporter sans frontières, sexy et actuelle, sur trame d’aventures et actions policières. L’éditeur lui avait dit ça presque nonchalamment, ne se rendant pas compte que finalement tout le boulot était à refaire… Ou plutôt le sachant parfaitement, il la payait bien, mais ne voulant pas se pencher davantage sur des points techniques qui l’ennuyaient visiblement. Patty avait d’abord craint de ne pas vraiment être capable, mais ayant sitôt repris ses fusains, elle s’était vite ravisée. Pire encore, elle avait sorti ses archives et s’était étonnée. que des défauts, et le style? un débutant ne ferait pas pire! Et puis ça ne l’inspirait plus l’âge de pierres, non c’était vraiment plus sympa de penser et de dessiner au présent… Elle avait passé le moitié de la nuit à griffonner et alors que le soleil ne pointait pas encore, elle avait déjà de bons croquis. Sa nouvelle héroïne sommeillait aux bouts de ses doigts, ce n’était pas possible autrement. Bref, tout avait été conclu lors d’une énorme réunion, qui avait duré toute une journée au lieu de l’heure prévue, et depuis elle n’avait plus revu son employeur. Seulement l’équipe du studio à qui elle apportait ses planches. D’ailleurs, elle avait renouvelé tout son attirail informatique, à leur demande, et suivait une formation assidue, tout frais payés. Bientôt, elle enverrait tout par mail ou CD… C’était laborieux, mais elle se sentait une facilité face à l’écran qui l’encourageait. Jamais elle n’aurait pensé travailler avec plaisir sur un clavier et avec une souris à la place de ses crayons. Elle s’était trompée, le gain de temps et la multitudes de possibilités offertes la plongeaient plus vite que prévu dans l’infernale spirale des logiciels et réseaux. Elle n’était pas retourné chater, ce n’était plus son truc… En revanche, elle passait des heures à surfer, rentrant n’importe quel mots clefs, rien que pour visiter de nouveaux sites, piquer des docs, des illustrations, se mettre à la page, aller pêcher des tendances modes… etc… En même tant qu’elle concevait son personnage, elle concrétisait psychologiquement ce qu’elle-même était devenue."
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La création est pour moi un moyen unique de m'exprimer, et c'est pourquoi j'en ai fait mon métier. J'aime internet, formidable univers pour présenter mes passions, mon art et celui des autres. C'est en passant par le référencement que je tente chaque jour de mieux me faire connaître… et de vous en faire profiter artistiquement parlant.
Styliste, illustreur, mais encore graphiste, bref créateur au quotidien, je présente mes travaux dans mon book de créatif… mais je profite de mon savoir-faire en référencement manuel et naturel pour non seulement vous présenter, vous artistes, dans mon magazine artisique - ici présent - mais en plus, pour mettre en avant sur la toile d'autres de mes passions, entre autres la photo et la littérature et ses auteurs contemporains.