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Le SNAA a pour ambition d’exposer, aux côtés d’artistes reconnus, des œuvres d’artistes peu ou pas connus. Chaque édition du SNAA ouvre ses portes à un tiers de nouveaux artistes. La façon de traiter l’art évolue et le SNAA ne saurait ignorer cette évolution. Nous comprenons que les œuvres présentées ne séduisent pas tous les visiteurs mais nous voulons intéresser le plus grand nombre. La croissance importante de la fréquentation du Salon nous engage à persévérer dans cette voie.
La Mairie de Bry-sur-Marne met à la disposition de la centaine d’exposants, dont les œuvres ont été retenues par le jury, les salons de l’Hôtel de Malestroit situé à l’emplacement du manoir de Jean de Malestroit, grand chancelier de Bretagne.
Chaque année deux artistes sont récompensés pour l’ensemble de leur œuvre par l’octroi de deux prix prestigieux : le prix Roger B. Baron de la ville de Bry-sur-Marne, d’une valeur de 3000 €, décerné, cette année, à Danielle Beck, peintre et le prix Edouard-Marcel Sandoz, d’une valeur de 10000 €, attribué cette année au sculpteur Judith Devaux.
D’autres artistes seront récompensés par les prix offerts par Madame Alice Mori, la Fonderie Rosini et Abbate Piolé Productions. Des médailles d’or d’argent et de bronze seront également décernées, lors du vernissage.
Judith Devaux : «Je voudrais faire des sculptures dont les formes et les lignes chantent, hymne à la vie, hymne à la joie».
Française, née en 1970, Judith vit et travaille aujourd’hui à Nîmes, porte de la Camargue qu’elle parcourt été comme hiver et où elle se constitue un répertoire de motifs puissants et variés.
Depuis 1993, elle se concentre sur l’animal et réalise des commandes pour Daum, Odiot et la Monnaie de Paris.
Depuis 1999, elle expose régulièrement au Salon National des Artistes Animaliers où elle a obtenu en 2000 le prix de la Fonderie Deroyaume.
Présente dans de nombreuses collections particulières où ses oeuvres côtoient notamment celles de Pompon et de Lalanne, les Journaux Officiels ont acheté son Papillon en 2002, la faisant ainsi entrer dans les collections de l’Etat.
«Façonnés en bronze, grues, flamants, canards, poules d’eau... vont s’ordonner dans l’espace en jouant savamment des incidences de la lumière, les formes simples et élégantes s’inscrivent sans artifice dans la matière, mais filtrées par le regard de l’artiste, elles transcendent la fidélité au sujet. Judith est en quête d’intemporel, elle pense les volumes et synthétise le mouvement.» Sylvie Autef, Galerie Mouvances.
Danielle Beck est née en 1944, vit et travaille à Paris.
Après avoir passé une licence d’Arts Plastiques en 1980 et après quelques virages professionnels en architecture, Danielle s’est tournée vers l’illustration. Pour la presse, la publicité, l’édition. Elle a présidé pendant 4 ans l’association «Artistes en direct» qui avait pour but la promotion des illustrateurs par eux-mêmes.
Ses modèles de prédilection sont les animaux et particulièrement les grands fauves qu’elle observe au Kénya ou en Tanzanie, éventuellement dans des réserves animalières et des zoos.
Son travail excelle à nous donner la rugosité des épidermes et le soyeux des pelages. Sur chaque toile est inscrit en latin le nom de l’espèce comme des lettres capitales gravées. Cette inscription donne une autre dimension au travail de l’artiste. Chaque portrait témoigne de l’espèce toute entière à laquelle il appartient.
Elle expose depuis plusieurs années au Salon National des Artistes Animaliers où elle a obtenu la Médaille d’argent en 2005.