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Une émission et une animatrice sympathique qui donnent de bonnes idées déco… à voir : D&CO
"Aujourd’hui, Valérie Damidot, accompagnée de son équipe, a pris rendez-vous avec Agnès et Mitch qui ont acheté une maison en banlieue parisienne. Pendant des mois, le couple a dépensé beaucoup d’énergie à peindre, bricoler, abattre des murs…
Une fois le gros oeuvre terminé, ils ont aménagé la chambre de Pénélope, leur bébé de 18 mois puis ont donné libre cours à leur passion : courir les vides greniers et les brocantes pour chiner et collectionner objets et meubles variés. Le problème est qu’une grande partie de leurs trouvailles est restée entassée dans un coin, faute de trouver une place dans la maison !
Avec l’aide de Valérie Damidot, le couple va entièrement modifier l’agencement intérieur de sa maison en prenant soin de joindre l’esthétique à l’utile… "

"Starck se rappelle avoir passé son enfance sous les tables à dessin de son père, d'heures employées à scier, découper, coller, poncer, décortiquer vélos, motos et autres objets. Des heures, une vie, à défaire et faire tout ce qui le touche, à refaire le monde qui l'entoure…"
Concepteur / Maquettiste PLV à l'orée de ma vie professionnelle, j'ai pu goûter aux joies du design… mais également à ses impératifs. Tout objet de consommation se doit d'être agréable au consommateur, beau et / ou utile, ergonomique quand c'est nécessaire… mais surtout viable… Tout un acheminement se cache derrière chaque objet… du plus futile au plus recherché.
C'est à l'Art Nouveau (XIXe et XXe siècles) que nous devons de retrouver la notion d'art au quotidien. En effet c'est ce courant qui a banaliser certains volumes jusqu'alors pièces uniques, grâce à l'industrialisation. L'architecture à user de la technique du moulage, offrant aux villes et aux rues des ornements alors réservés. Les concepteurs sont passé du statut d'artisan, à celui de designer…
Les avis sont partagés… Sûr, une oeuvre unique a ça de plus sur d'autres dupliquées à la chaîne… Mais l'un n'entame pas l'autre… Au contraire, tout reprend sa place… Une fois l'époque de l'Art nouveau passée, une fois que l'industrialisation a écumé toutes les possibilités offertes par l'art, l'artiste lui-même s'en est vu valorisé. La standardisation a poursuivi sa route, tandis que le designer a embrassé la perspective qui s'ouvrait a lui.
Certes, la technologie permet aujourd'hui de banaliser, mais respectons la création, car quel quel soit le nombre d'exemplaire de l'objet dit, n'est-ce pas le plaisir pris par l'usager qui prime?
En outre, le design en tant que tel use de matériaux nobles, qui limitent naturellement les productions en surnombre. La balance se fait d'elle même entre les produits d'usage courant, et ceux voulus exceptionnels, même si en partie industriels… Il faut vivre avec son temps!
Et justement, le créneau des arts appliqués offre cette perspective au public. Styliste, concepteurs ou designers, ceux sont les créateurs du monde dans lequel nous évoluons. Ce sont eux qui améliorent notre quotidien, notre image, jusqu'à nous laisser adopter une identité propre… nous laisser décider de notre style de vie, de nos choix esthétiques et de tout ce qui égaille ou facilite nos journées.
Le thème est large, car tout en nous permettant d'adopter ou de créer notre style, d'en avoir un dans lequel on se sent bien… d'autres en souffre… Tout le monde n'est pas à même de profiter, même par procuration… Certains se targuent de leurs acquis, de leurs biens; d'autres se cachent du contraire…
Mais là n'est plus la question de l'art, plutôt celle de la médiatisation… Au départ, l'art se veut altruiste, la société en a dérivé ces comportements de masse qui mettent en exergue certains, pendant que d'autres deviennent transparent. C'est à l'humain de rester ce qu'il est et de ne pas se laisser emporter dans les méandres de la possession, ou de l'habit, qui ne fait pas toujours le moine